1. Un LRS, c’est quoi?

Un LRS, ou Learning Record Store, est une base de données servant à recevoir, stocker et renvoyer l’ensemble des informations de votre écosystème learning au format xAPI.

Une entrée au format xAPI a toujours la syntaxe suivante :

  •         Utilisateur + Verbe + Objet

Exemples :

  •         John Doe a liké cet article.
  •         Jane Doe a partagé ce contenu.
  •         John Doe a regardé cette vidéo sur Youtube.
  •         Jane Doe a complété cette ressource e-learning sur le LMS.
  •         John Doe a recherché « management » dans le LXP.
  •         …vous avez compris le principe.

Ces données peuvent s’écrire dans le LRS depuis n’importe quel site web, pas seulement des traditionnels LMS, LEP ou LXP et présentent l’avantage d’être standardisées à travers les différentes modalités, sources et supports de formation.

2. Comment marche un LRS?

Un LRS est une base de donnée dans le cloud qui s’interface avec les différentes partie d’un l’écosystème d’apprentissage. Cette base de donnée à été configurée spécifiquement pour recevoir et traiter des données au format xAPI. Quand une activité d’apprentissage couverte par xAPI à lieu dans l’écosystème, le LRS enregistre les différentes informations. ADL (l’organisme qui a mis au point le standard xAPI et auparavant Scorm) ne cesse d’allonger la liste des verbes disponibles afin de permettre plus de granularité. 

3. Quel est le rapport entre un LRS et une Learning Experience Platform (LXP)?

Il existe effectivement un rapport en le LRS et le LXP. Bien qu’un LRS puisse être connecté a n’importe quel système conforme xAPI, il ne résoudra pas complètement le problème de fragmentation des données. Le LXP, en tant que point d’entrée unique de l’écosystème intégré aux autres systèmes, sert d’entonnoir à donnée. La LXP dispose d’un modèle de métadonnées commun à tout l’écosystème ce qui participe à standardiser la donnée et vient en plus enrichir ces données avec des informations sur les compétences (à travers un révérenciel), les données de poste, le plan de développement,  des nouveaux supports et modalités…

D’une certaine façon, une LXP peut grandement aider à l’heure de tirer la maximum de valeur ajoutée de votre architecture de données.

4. Quel est le rapport entre un LRS et xAPI?

Bien qu’un LRS puisse être connecté a n’importe quel système conforme xAPI, il ne résoudra pas complètement le problème de fragmentation des données. En outre, si vous utilisez un LRS comme simple copie des données que vous auriez tout aussi bien pu stocker dans votre LMS( la complétion et le score d’un contenu Scorm), vous sacrifiez une bonne partie des bénéfices du LRS. 

Le LXP, en tant que point d’entrée unique de l’écosystème intégré aux autres systèmes, sert d’entonnoir à donnée. La LXP dispose d’un modèle de métadonnées commun à tout l’écosystème ce qui participe à standardiser la donnée et vient en plus enrichir ces données avec des informations sur les compétences (à travers un révérenciel), les données de poste, le plan de développement,  des nouveaux supports et modalités…

Une LXP peut donc grandement aider à l’heure de tirer la maximum de valeur ajoutée de votre nouvelle architecture de données.

5. Quels sont les avantages du LRS ?

Des Learning Analytics plus poussées

Le premier avantage du LRS c’est qu’il propulse votre écosystème dans le monde la Big Data. En effet, le LRS va venir améliorer significativement la qualité et quantité des données traitées selon le modèle universel des 4Vs de la donnée:

  • Volume: Des donnés plus granulaire sur chaque activité de formation.
  • Variété: Plus de modalités, formats, et sources de contenu
  • Vitesse: base de donnée spécialisée dans le cloud
  • Valeur: Données enrichies par d’autres systèmes

Le LRS offre donc de grosses opportunité d’impacter la performance de l’entreprise à travers l’analytique.

Il est également important de noter que, parmi les différent départements habituels d’une entreprise, le Learning est parmi les derniers à passer le « test » des 4Vs. La vente, le marketing ou même les autres fonction HR ont depuis longtemps passé le pas. Rassurez vous, ce n’est pas que nous soyons mauvais, c’est que le Learning fait face à de nombreuses complexités auxquelles ne font pas face les autres (quid des référentiels de compétences, de la pluralité des formats…).

Si vous utilisez un LRS comme simple copie des données que vous auriez tout aussi bien pu stocker dans votre LMS, vous sacrifiez une bonne partie des bénéfices du LRS. C’est à dire, en ne stockant que la complétion et le score d’un contenu Scorm en changeant seulement les paramètres d’export de votre outil auteur.

Le LRS est habilité à capter l’informel du « learning in the flow of work ». Tout comme de croiser les données learning avec des données connexes pour mesurer l’impact du learning sur d’autres actions du quotidien.

Souveraineté et gouvernance

Second avantage et non des moindres, stocker l’ensemble de vos données learning dans un LRS atténue significativement votre dépendance à un fournisseur de LMS. 

En effet, nous connaissons la difficulté de migrer des données d’un LMS A vers un LMS B lorsque vous changez de fournisseur. Il faut d’abord exporter les données historiques. Il faut ensuite vérifier sa bibliothèque de contenus (compatibilité Scorm / multi-Sco… et qui varient d’un éditeur à l’autre). Enfin, il faut transformer ces données et les réimporter dans le nouveau LMS.

Avec un LRS, la migration de données est grandement simplifiée.

Vous exportez automatiquement toutes les données de votre LMS actuel que vous copiez dans votre LRS (comme un système de backup) en plus de vos autres flux de Learning. Si vous êtes amené à changer de fournisseur de LMS, vous n’aurez qu’à « rebrancher » votre nouveau LMS à votre LRS déjà existant. Plus de problèmes de migration de données.

Le LRS vous permet également de garder la souveraineté sur vos données si vous l’hébergez vous même par rapport à un éditeur de plateforme (LMS ou autre) et dans tous les cas ou il serait hébergé par un tiers (par exemple, chez Bealink, nous disposons de notre propre solution de LRS intégrée avec notre plateforme et l’entreprise peut choisir de s’en servir) l’entreprise dispose tout de même d’un contrôle total sur la donnée.

6. Peut-on se passer d’un LRS ?

Oui, tout à fait, car le standard est encore long à s’imposer. Ceci dit, il est sans doute mieux d’anticiper aux vues des bénéfices cités que de subir une bascule forcée à cause des nouveaux outils auteur (VR…). 

Le temps où le LRS sera indispensable arrive doucement mais sûrement et votre organisation sera reconnaissante de l’avoir implémenté le temps venu.

7. Comment choisir un LRS ?

Des éditeurs se sont spécialisés dans la création de solutions de LRS.  Vous pouvez trouver un Learning Record Store (LRS) en open source sur le web, que cela soit sur le site officiel de l’ADL ou celui de Rustici par exemple.

Le faible coût à l’entrée, dû au fait qu’il existe des solutions de LRS open source, constitue un avantage additionnel à prototyper sa mise en place dans votre organisation. 

Vous pourrez alors maîtriser où sont stockées les données de votre LRS car vous l’hébergerez vous-même. 

Il y a aussi des éditeurs spécialisés dans la création de solutions de visualisation des données stockées dans un LRS. C’est ce qu’on appelle les Learning Analytics. Ces solutions sont bien souvent payantes à contrario des LRS.

Très peu de fournisseurs de LMS ont ajouté une base de données LRS à leur produit. Il en existe certes, mais, il s’agit souvent de deux parties du produit qui ne communiquent pas complètement. Les données xAPI sont stockées dans le LRS. Le reste des données Scorm, AICC…sont toutefois stockées dans la base de données traditionnelle du LMS qui a sa propre structure. 

Il est donc impossible d’avoir un reporting consolidé sur l’ensemble de la consommation de digital learning. De ce fait, nous ne vous conseillons pas d’utiliser le LRS que de votre fournisseur de LMS. Il est préférable d’en avoir un à côté pour réduire la dépendance aux éditeurs de LMS et la migration de données.

Aussi, leur positionnement est et restera celui d’un LMS. Quand bien même ils ajouteront des fonctionnalités sociales, des pages en libre accès, un coup de peinture, se diront un coup LXP, un coup LEP, ils resteront sur un positionnement produit qui n’a pas été pensé pour ce type d’usage.

Finalement, certains éditeurs voient la difficulté à migrer ses données comme un mécanisme de retention et il serait judicieux de s’affranchir de ces éditeurs.

8. Un LRS est-il indispensable pour adopter la norme xAPI?

(Ou vice versa)

Oui, le LRS et xAPI fonctionnent ensemble. Un LRS est programmé spécialement pour traiter des données au format et aux surtout aux verbes xAPI ce qui le rend plus performant à l’heure de traiter ce format mais moins au moment de traiter tout autre format.

9. Comment fait-on pour consulter les données du LRS?

Il existe différentes options. Vous pouvez connecter votre LRS à une solution spécialisée de Learning Analytics ou bien extraire les donnée vers votre outil de BI directement.

10. Comment est-ce que je sais si j’ai besoin d’un LRS ?

Si vous avez un unique outil de formation au niveau de l’entreprise, vous n’avez pas réellement besoin d’un LRS. Il n’aurait que très peu de sens. Dans l’ensemble, à partir du moment ou un entreprise dispose de différents outils qu’elle à du mal à rationaliser, il peut être judicieux d’envisager de les connecter dans LRS.

11. On nous parle beaucoup de LRS et xAPI mais n’est-ce pas aux plateformes de l’adopter plutôt qu’a moi en tant qu’organisation?

Si, tout à fait.

Ce sont les plateformes qui doivent devenir non seulement « xAPI conforme » (c’est à dire qu’elle permettent la connexion avec un LRS et permettent des remontés custom xAPI) mais surtout qu’elles soient « xAPI friendly » dans le sens ou elles disposent de remontées xAPI automatisées, d’un LRS propriétaire, d’integrations avec d’autre LRS, de services autour de xAPI…

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez d’autres questions!