Vous connaissez sans doute déjà le BYOD (Bring Your Own Device). Cette pratique consiste à amener son appareil personnel (tablette, smartphone, pc) dans l’environnement de travail. De ce fait, elle a amorcé une vague de consumérisme allant bien au-delà du matériel informatique. 

Aujourd’hui, on peut étendre cette pratique à beaucoup d’aspects de la vie professionnelle.

Un lot d’usages et de plateformes utilisés en B2C comme Spotify, Allociné, Amazon, Facebook, Netflix, Youtube… peut être amené dans l’environnement de travail. Avec leur interface résolument pensée autour de l’utilisateur final, elles ont forcé la remise en cause des plateformes SaaS traditionnelles utilisées en entreprise.

L’utilisateur avant tout

De nos jours, chacun possède des codes, des habitudes. Chacun fait usage au quotidien d’applications possédant une ergonomie intuitive pensée pour la consommation. Il serait donc contre-productif de ne pas retrouver ces mêmes codes dans les applications que nous utilisons au travail. 

Les éditeurs, qui, pour la plupart, ont remarqué ce changement de client final, se sont donc lancés pour réinventer « l’employee experience ». 

Il y a même des outils originellement B2C qui se sont créés une place dans les entreprises à grand coup de pression des salariés auprès de leur DSI. Workplace by Facebook ou Coursera for Business en sont des exemples. 

Quitte à être à la limite du non respect RGPD sur certaines plateformes, les entreprises n’hésitent pas à les déployer en interne face aux initiatives et à l’attractivité des produits. Elles le font car, bien sûr, elles voient l’usage de leur écosystème learning augmenter drastiquement. 

S’en priver, c’est un peu comme essayer d’endiguer le BYOD en tant que DSI. Généralement là où la limite technique ne peut être posée, il reste la loi pour définir le cadre de jeu. On peut s’équiper de règles de sécurité, de firewalls, de logiciels à installer sur les postes personnels mais on sait tous que rien ne peut éviter l’action humaine voulue de copier des fichiers de son ordinateur de travail à son ordinateur personnel si ce n’est la loi. 

Tout cela pour dire qu’il est très dur d’empêcher un groupe de salarié d’utiliser Slack, Trello ou encore Youtube. Et ils ont sans doute raison car ce sont de très bons outils.

Un apprentissage collaboratif et contextuel

Il en va exactement de la même chose à propos du Learning. 

C’est pourquoi, pour le LXP Bealink, nous nous sommes inspirés de l’usage de Spotify pour concevoir notre application de learning. 

Spotify ne permet certes, comme beaucoup d’autres services, que d’écouter de la musique.  Mais sa vraie valeur ajoutée est dans son côté collaboratif et sa richesse de références.. 

Le LXP permet de créer des playlists, suivre des personnes expertes pour voir quelles playlists elles créent, rechercher des musiques dans une base énorme, partager des playlists, recommander de la musique sur la base d’usage et de machine learning, noter les musiques, consulter des playlists mises en avant… 

Les codes, l’ergonomie et le cas d’usage sont bien connus de tous.

Maintenant,  si nous remplaçons le mot « musique » par le mot « contenu de formation », vous vous retrouvez avec une app mobile qui permet de lancer du contenu de formation digital, créer des playlists de contenu, suivre des personnes ayant une expertise sur une compétence pour voir quelles playlists elles créent, rechercher dans une agrégation énorme de contenu celui à ajouter à vos playlists (principe même du LXP), partager des playlists, avoir des recommandations de contenu sur la base de son usage ou de ses pairs, voir des playlists mises en avant par des responsables L&D… Et cerise sur le gâteau; créer du contenu par les utilisateurs afin de donner une dimension ascendante à vos activités de learning et faciliter la transmission de savoir interne. 

Nous sommes donc dans une approche ascendante (bottom-up), très collaborative et transparente. Une approche où aucun contenu ne doit avoir de règle de visibilité stricte, tout est accessible à tout le monde et indexé dans une sorte de méta-moteur de recherche au sein du LXP.

Une formation des employés, pour les employés

Fondamentalement, il est donc question de redonner aux salariés le choix sur la manière dont ils souhaitent se former et sur quoi. L’entreprise ne serait qu’un acteur, un facilitateur de leur développement personnel.

Le nouveau Compte Personnel de Formation (CPF) semble aller dans ce sens. La norme xAPI également tant elle semble destinée à capturer les données de reporting sur le learning « informel ». 

Cela n’exclut toutefois pas les professionnels de la formation. Ils auront dorénavant un rôle de conseil, de marketing de l’offre, de curation plus que de création et d’administration de contenu. 

Cela redonne aussi une place particulière aux managers de proximité. 

Ils pourront, comme chaque salarié, créer du micro-contenu et le partager à leurs équipes. Ils pourront aussi les inspirer en créant des playlists et ajoutant du contenu que les personnes recevront sous forme de notifications. 

Nous restons persuadés que chaque manager souhaite accompagner au mieux la montée en compétence de ses équipes, mais que la barrière à l’entrée est trop forte pour qu’il puisse jouer ce rôle de curation et de prescription voire d’inspiration.

Combien de managers, ou même de salariés envoient à leur équipe un lien par mail ou par chat d’un article intéressant ? Combien d’entre vous se sont eux-mêmes envoyés des liens d’articles par mail pour garder une trace ? Et le jour où l’on souhaite retrouver l’information pour la partager, que se passe-t-il ? 

C’est ce pourquoi nous avons créé le LXP Mobile Bealink

Pour mêler l’information et la formation. 

Pour arrêter de ne regarder que le KPI « temps passé sur le contenu » tous les matins et se convaincre que les mentalités ont ou vont évoluer. 

Pour montrer que le paradigme dans lequel on investit dans la formation uniquement en termes de ROI est bel et bien révolu.