Dans notre précédent article, L’avènement du pervasive learning et la fin des plateformes, nous avons parlé des plateformes web et pourquoi nous pensons qu’elle sont vouées à disparaître, ou du moins changer radicalement. Pour comprendre pleinement, il est intéressant d’examiner la notion de dématérialisation du web.

De nouvelles technologies qui changent le paradigme

Tracté par des GAFAM qui investissent lourdement dans l’IOT, dans l’AR/VR/MR, dans des agents conversationnels…, nous pensons que le web est encore en train d’évoluer.

Cet investissement est animé par la volonté de transformer l’expérience traditionnelle du navigateur, où tout n’est qu’une URL relié à une plateforme et, de ce fait, amorcer un nouveau paradigme du web.

Un paradigme dans lequel nous ne nous connecterons plus à des plateformes tels que Facebook, Google ou Amazon mais, d’une certaine façon, ce seront elles qui se connecteront à nous. Google Glass, ou Oculus en sont de parfaits exemples. Facebook estime même que la réalité augmentée remplacera les smartphones d’ici 2030. Un autre exemple qui parlera à tout le monde, celui du GPS d’une voiture. Alors qu’il y a encore peu, il était nécessaire de saisir lettre par lettre son adresse de destination via une interface, maintenant nous le faisons à la voix. Il en va de même pour les assistants vocaux (Alexa, Home). Il n’y a plus d’interface, plus de plateforme.

C’est dans ce contexte que le pervasive learning prend tout son sens. Il vise à résoudre les deux problématiques principales qui menacent l’existence des plateformes web tel que nous les connaissons. D’une part, la croissance exponentielle du nombre d’applications SaaS et de l’autre, la tendance à la dématérialisation du web.

La fin des platformes

Autrement dit, la disparition de l’expérience plateforme et du site web au profit de l’intégration de ces fonctionnalités dans notre environnement quotidien crée une nouvelle expérience de consommation.

Beaucoup diront, et nous reconnaissons que c’est un premier pas nécessaire, qu’il suffit de mettre en place des SSO (Single Sign-on Solution) et de déployer un LRS (Learning Record Store) pour relier notre écosystème learning. C’est un bon début. Cela facilite la connexion à la plateforme d’un côté, et peut sauvegarder des données informelles de l’autre. 

Cela ne répond toutefois pas à la problématique sous-jacente d’apporter une information pertinente dans le contexte de l’apprenant, en situation de travail.

Nous avons constaté à multiples reprises que le SSO a tendance à exclure toutes les populations qui n’ont pas d’identifiants, qui travaillent dans des usines, en magasins ou bien sont stagiaires ou en CDD. Ce sont néanmoins les populations les plus touchées par l’automatisation et la disparition de certains métiers et donc celles qui ont le plus besoin de formation. 

De ce fait, le e-learning manque complètement à une de ses promesses fondamentales: toucher TOUT le monde, et partout. 

Il ne tient qu’à nous d’envisager les solutions qui tiendront cette promesse. 

Restons connectés, travaillons ensemble et apportons l’information à tout le monde de manière contextuelle grâce aux solutions Bealink.